Il y a des instants où la forêt cesse d’être un lieu pour devenir un état. Où la lumière ne tombe plus — elle brûle. Où la neige au sol n’est plus froide, mais turquoise, presque vivante, comme si la terre respirait par en dessous.
L’Heure pourpre, c’est cet instant suspendu entre deux mondes : le feu rouge des troncs dressés vers le ciel et la douceur glacée qui s’étend à leurs pieds. Une tension silencieuse. Un oxymore visible.
Je n’ai pas cherché à peindre une forêt réelle. J’ai cherché à peindre ce qu’on ressent quand on s’y perd — cette sensation étrange d’être à la fois minuscule et exactement à sa place.











