La forêt ne choisit pas. Elle accueille tout — le bleu froid qui descend des cimes, le rouge ardent qui embrase le sous-bois. Deux lumières contraires, deux températures qui s’affrontent sans se détruire.
Entre deux lumières, c’est cet espace de passage — ni jour ni nuit, ni dedans ni dehors. Un seuil. Là où les grands troncs bleu-vert montent vers un ciel presque minéral, tandis qu’en bas, des éclats pourpres et carmin ponctuent l’ombre comme des braises oubliées.
Il y a quelque chose de respiratoire dans cette toile. Une profondeur qui appelle. Un chemin qui s’ouvre sans jamais tout à fait se révéler — comme si la forêt gardait encore un secret, juste derrière le rideau des arbres.











