Forêt imaginaire
Huile sur toile – 105 × 152 cm
Dans cette forêt, rien n’est vraiment réaliste et pourtant tout semble familier.
Les troncs s’élèvent comme des colonnes qui ouvrent un passage, un entre-deux. La lumière se glisse entre les verticales, glisse sur le sol, s’accroche aux reliefs.
Les couleurs y vivent comme une respiration : le bleu profond, le vert minéral, le rose vibrant qui affleure dans les hauteurs, presque comme une mémoire lumineuse.
Cette forêt n’est pas une représentation d’un lieu existant.
Elle est un espace intérieur, un paysage mental, un territoire de sensations.
On y circule, non pas en spectateur, mais en présence. La composition invite à avancer, à traverser, à trouver sa propre trajectoire dans l’image.
Ce tableau appartient à une recherche autour de la perception du vivant, de sa densité et de sa fragilité. Peindre la forêt, c’est explorer le lien discret qui nous relie à ce qui nous dépasse : l’ombre, la lumière, le mouvement, l’origine.
Une forêt pour se perdre, se retrouver, ou simplement rester là, dans ce battement silencieux.












